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ANDERSEN: L'impression de tourner ENRON...

Directeur du Site RecruLex
Xavier HAMEL

Deloitte, Ernst, KPMG, faillite, Chapter 11... Toutes ces suspicions m'amènent à réagir sur cette affaire qui, du fait de malversations de quelques individus irresponsables ou manipulés, jette en pâture sur le devant de la scène internationale l'un des 5 meilleurs cabinets de conseil au monde.

Le forcing du Département d'Etat Américain dans la mise en faillite d'Andersen prend toute sa dimension lorsque l'on sait que le CEO d'Enron a exercé l'an passé ses options de vente d'actions pour un montant estimé à 70 millions de dollars, dont une partie a servi à financer à titre personnel la campagne électorale de l'actuel Président des USA ( Source Washington Post, 14/03/2002 ).

Scandale il y a, et il ne peut que nuire à l'image de toute une profession, mais cette image négative totalement décalée de la déontologie globale du cabinet Andersen ne doit pas nous faire oublier la dimension humaine de cette affaire.

A-t-on le droit, au nom de la Raison d'Etat et surtout dans le cadre de lobbying politico-financier, d'utiliser Andersen comme fusible et de jouer à pile ou face avec l'emploi de 28.000 employés fidèles à leur société, dont grand nombre risquent de perdre l'investissement de toute une vie ?

Les professionnels du Droit ne s'y tromperont pas, et quelle que soit la conclusion de cette affaire, tous s'accorderont à dire que la qualité et le professionnalisme des collaborateurs d'Andersen ne peuvent et ne pourront être remis en cause du fait de quelques individus à l'égo démesuré ayant tenté de se mettre en avant sur la scène politique internationale.


Date de dernière mise à jour : 08/01/2009 - 3:10 PM


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